Technologie
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Phanpha Sunuwar est une grand-mère qui vit à Kami Tole, village du Kathmandu au Népal où WaterAid et Lumanti, une organisation partenaire, ont installé des bornes fontaines communautaires et
des toilettes publiques.
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| Credit: WaterAid / Josh Hobbins |
WaterAid utilise toujours des technologies peu onéreuses, adaptées aux conditions financières et géographiques locales et d’un niveau technique conforme aux aptitudes des utilisateurs.
L’eau : L’eau potable doit provenir de sources non contaminées car les produits chimiques et l’équipement utilisés pour le traitement de l’eau sont à la fois très chers et peu pratiques pour la plupart des communautés. En général, il leur est en effet plus économique et plus facile à long terme de prévenir la pollution et de préserver la qualité de leurs sources plutôt que de traiter de l’eau polluée.
Le plus simple est de récolter l’eau de pluie ou, grâce à un système gravitaire, l’eau de petits ruisseaux des hauts plateaux. Dans les régions montagneuses, l’eau est protégée contre la pollution à sa source et ensuite, acheminée par tuyaux jusqu’aux villages où elle est stockée dans des réservoirs. Les gens peuvent alors tirer l’eau grâce à une borne fontaine publique ou « tapstand », à proximité de leurs maisons.
Cependant, pour plus d’un milliard et demi de personnes, les seules sources d’eau potable disponibles sont souterraines et le moyen le plus courant pour y accéder est de creuser un puits. La communauté locale est responsable de sa construction sous l’égide d’organisations partenaires de WaterAid. Pour empêcher l’effondrement et la contamination, le puits est revêtu d’anneaux de béton ou de briques et le fond est bouché par des graviers. Le haut du puits est également protégé et on extrait l’eau à l’aide d’un seau et d’une corde ou d’une pompe à main.
Si le puits creusé manuellement est plus productif, le « tubewells », un puits foré, est plus rapide et moins dangereux à construire, coûte moins cher, requiert moins d’entretien et atteint des couches plus profondes. Cependant, on choisit ce type de puits moins fréquemment car il nécessite un équipement de forage spécialisé souvent onéreux et difficilement accessible.
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Robby Machindu travaille au forage d’un nouveau puits à Tambala. “ L’eau est tellement un problème ici que je me suis porté volontaire pour creuser.
C’est un travail très dur et il fait très chaud, mais je suis content de creuser. Je le fais parce que nos enfants sont
atteints de bilharziose, maladie qu’ils ont attrapée au ruisseau que le bétail utilise aussi. Nous savons bien que le ruisseau
n’est pas bon pour nous. Nos enfants souffrent, mais ils sont courageux et essaient de ne pas pleurer”.
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| Credit: WaterAid / Jim Holmes |
L’Assainissement : Pour améliorer la santé, l’utilisation de latrines hygiéniques est tout aussi important que l’accès à l’eau potable. Les latrines les plus courantes sont les latrines à fosse sèche. A condition qu’ils reçoivent un minimum de conseils et d’assistance technique, les foyers peuvent construire eux-mêmes leurs propres latrines à moindre coût. Il faut impérativement qu’elles aient au moins trois mètres de profondeur et qu’elles soient au-dessus du niveau des nappes d’eau. La dalle utilisée doit également être solide et facile à nettoyer. Enfin, on peut aussi construire un abri avec des matériaux locaux pour préserver l’intimité des usagers.
En Afrique, à l’heure actuelle, WaterAid développe des technologies d’assainissement écologiques. Ces méthodes d’assainissement transforment les excréments humains en une source de matière fertile réutilisable dans agriculture locale.
Des solutions urbaines : Du fait de la forte densité de population dans les zones urbaines, il est souvent nécessaire d’employer des technologies d’assainissement et de desserte d’eau différentes de celles utilisées dans les zones rurales. S’il est possible de desservir les bidonvilles grâce à des « tubewells », il est préférable de négocier un raccordement à l’eau de ville avec les autorités locales ou les fournisseurs d’eau et ensuite d’installer des bornes fontaines publiques .
Les latrines à fosse ne sont pas toujours appropriées aux zones urbaines : elles se remplissent trop vite et il en faudrait un nombre très important ce qui à terme, peut polluer les sources souterraines. Dans certains cas, on peut utiliser des fosses septiques mais, lorsque cela est possible, WaterAid aide la population locale à négocier le raccordement de leur système d’évacuation des eaux usées aux égouts de la ville. WaterAid aide également les communautés concernées à construire et à gérer des installations sanitaires communales.